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Historique

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L'Institut national agronomique de Tunisie ou INAT est un établissement d'enseignement supérieur tunisien fondé le 17 octobre 1898.

Il constitue donc la plus ancienne école d'ingénieurs de Tunisie et d'Afrique. Il est placé sous la double tutelle du ministère de l'Agriculture et du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Histoire

Bâtiment principal de l'ECAT 

Au cours de son histoire, l'Institut National Agronomique de Tunisie a changé d’appellation selon ses objectifs de formation. 

A sa création, le 17 octobre 1898, l’Ecole avait la dénomination d’Ecole d’Agriculture Coloniale de TUNIS "E.A.C.T.". Elle formait les exploitants français nouvellement installés et les techniciens pour l’Afrique du Nord et les colonies françaises. 

Un arrêté du 30 novembre 1908 attribue à l'établissement le nom d’Ecole d’Agriculture Coloniale de Tunis "E.C.A.T.", l’enseignement s’étendait sur deux années jusqu’à la rentrée de 1947 ou une troisième année d’études fut ajoutée. 
Au lendemain de la proclamation de l'autonomie interne de la Tunisie (suivie en 1956 de l’indépendance), le décret du 10 novembre 1955 a institué l’Ecole Supérieure d’Agriculture de Tunis "E.S.A.T.", à cette époque peu d'étudiants tunisiens fréquentaient l'école (une dizaine par an). 

A partir de 1960 une réforme de l'enseignement a été amorcée, ainsi qu'une action en collaboration avec l'université pour la formation des formateurs. L'objectif était de produire des ingénieurs gestionnaires et développeurs adaptés aux nouvelles techniques agricoles de l'époque. 

A la rentrée 1963, une 4éme année d’études fut ajoutée (une année préparatoire et trois années de formation technique) et l’Ecole prit le nom d’Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture de Tunis "E.N.S.A.T.". Le nombre d'étudiants a commencé à augmenter avec la promulgation de la loi 64-5 du 12 mai 1964 portant nationalisation des terres agricoles, pour répondre au besoin pressant de remplacer les ingénieurs étrangers et de moderniser l'agriculture. 

Un troisième cycle sur deux années d'études conduit partiellement avec l'Institut National Agronomique de Paris Grignon (France) a démarré en 1968, il a permis aux diplômés l'accès au grade d'Ingénieur Principal de la fonction publique. La même année l'école est rattachée à la Faculté des Sciences de Tunis sous le nom de Faculté d'Agronomie de Tunis et le régime de formation change en deux années à la Faculté des Sciences de Tunis (SN1 + SN2) et deux années d'enseignement technique à la Faculté d'Agronomie de Tunis. 

A partir de la rentrée 1970, l'école se détache de l'université et prend l'appellation d'Institut National Agronomique de Tunisie qu'elle va garder jusqu'à nos jours. Des réflexions sont engagées tenant compte du contexte général de l'enseignement supérieur, de la recherche agricole et du développement rural, pour réformer les structures et les programmes. Le système de formation comportait un cycle ingénieur en deux années de tronc commun suivies de deux années de spécialisation agronomie, génie rural ou pêche. La section agronomie offrait en fin de troisième année un choix entre les options phytotechnie, zootechnie ou économie rurale.

En 1988, l'Institut National Agronomique de Tunisie est habilité à délivrer le diplôme de Docteur de spécialité et Docteur d'état en Sciences Agronomiques Décret 88-16 du janvier 1988. 

En 1995, une réforme totale de la formation de l'Ingénieur Agronome est initiée sous l'impulsion du Ministère de l'Enseignement Supérieur. Le cursus passe à cinq années d'études après le baccalauréat, deux années d'études préparatoires sanctionnées par un concours national, suivies de trois années d'études en cycle Ingénieur. L'INAT assure les deux cycles jusqu'en 2006, date de délocalisation du cycle préparatoire et création de l'Ecole Supérieure des Etudes Préparatoires en Biologie Géologie de la Soukra. Le cycle préparatoire est basé sur les fondamentaux en Biologie et géologie mais aussi sur les enseignements scientifiques tels que les mathématiques, la physique, la chimie, l'informatique et les langues. 

La réforme de 1995 a adopté le principe de l'adéquation entre la formation et l'emploi en multipliant et en spécialisant les profils construits afin de répondre à des niches d'emploi selon les besoins du marché. A cet effet le cycle ingénieur offre sept spécialités qui se déclinent en 32 options. La spécialisation de l'élève ingénieur commence très tôt dès le premier trimestre de la première année. 

En 2009 une réflexion et une restructuration des programmes d'études sont engagées dans le cadre d'une consultation élargie où enseignants, étudiants et professionnels ont pris part. Les fondements de la restructuration portent sur la production d'ingénieurs généralistes, polyvalents ayant de grandes capacités d'adaptation à un monde professionnel en mutation perpétuelle. A cet effet un tronc commun en première année pour les sept spécialités a été construit sur des fondamentaux scientifiques et techniques et le nombre des options a été réduit.